Compétition international Genetically Engineered Machine (iGEM)
Contexte
En 2022, j’ai intégré l’une des équipes françaises engagées dans la compétition internationale International Genetically Engineered Machine (iGEM), organisée au MIT. Cette compétition de biologie synthétique rassemble chaque année des équipes universitaires du monde entier autour de projets à fort enjeu sociétal.
Au sein d’une équipe de 13 membres, nous avons travaillé sur la problématique : « Comment diminuer la concentration en microplastiques dans la mer Méditerranée sans altérer la biodiversité marine ? » L’objectif était de concevoir un microorganisme non pathogène capable de dégrader différents polymères (PE, PP, PS) grâce à la production ciblée d’enzymes spécifiques.
Accéder au site internet de l'équipe : ici
Illustration
Vidéo promotionnelle du projet (en anglais)
Missions réalisées
- Recherches bibliographiques en biologie synthétique, microbiologie et environnement
- Identification de pistes de dégradation : enzymes candidates, conditions d’activité et contraintes physico-chimiques
- Analyse de la technique de phage display pour identifier des peptides à affinité hydrophobe
- Sélection d’organismes et réflexion sur les stratégies de biologie moléculaire
- Contribution à la valorisation du projet : développement du site web et vulgarisation auprès de différents publics
Compétences mobilisées
- Réalisation de synthèses bibliographiques
- Conception de stratégies expérimentales
- Expérimentation du phage display et PCR
- Mise en oeuvre d'ingénierie génétique
- Vulgarisation scientifique
Apports du projet
Cette expérience m’a placé au cœur d’un projet de recherche collaboratif à dimension internationale, combinant enjeux environnementaux, innovation scientifique et prise en compte de contraintes éthiques. Le travail de l’équipe a été reconnu lors de la compétition par l’obtention d’une médaille de bronze (voir le certificat).
J’y ai consolidé une démarche complète : passer d’une analyse bibliographique à des choix expérimentaux argumentés (cibles enzymatiques, sélection d’organismes, stratégie de biologie moléculaire), tout en respectant des contraintes de planning, de coordination et de documentation. Cette expérience m’a aussi amené à articuler rigueur scientifique et diffusion (site web, vulgarisation) pour rendre le projet lisible et exploitable.
À l’issue de la compétition, j’ai pu transférer ces acquis en contexte pédagogique, en encadrant des TD sur la dégradation des emballages plastiques dans le parcours Sciences de l’Aliment et Biotechnologie (IUT de Créteil – Génie Biologique).